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  UDPS/CANADA-EST : RAPPORT DE MISSION DE LA PRÉSIDENCE DU COMITÉ EXÉCUTIF FÉDÉRAL CANADA-EST AUPRÈS DU PRÉSIDENT NATIONAL ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA À BRUXELLES  
2010-07-27 20:39:54

UNION POUR LA DÉMOCRATIE ET LE PROGRÈS SOCIAL

FÉDÉRATION UDPS CANADA EST

BUREAU EXÉCUTIF

PRÉSIDENT

OBJET : RAPPORT DE MISSION DU PRÉSIDENT DU COMITÉ EXÉCUTIF FÉDÉRAL CANADA-EST AUPRÈS DU PN

L’assemblée de la fédération du canada-Est a décidé lors de sa réunion du 24 juillet dernier de rendre publique tous les documents et rapports ayant trait à la mission de bons offices qu’elle avait assigné à son comité exécutif fédéral.

Cet ainsi qu’elle publie ci-dessous le rapport de mission de son envoyé spécial auprès du PN

RAPPORT DE MISSION DE LA PRÉSIDENCE DU COMITÉ EXÉCUTIF FÉDÉRAL CANADA-EST AUPRÈS DU PRÉSIDENT NATIONAL ETIENNE TSHISEKEDI WA MULUMBA À BRUXELLES

I.- INTRODUCTION

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS en sigle) est en crise, la division est entrain de s’installer et de prendre racine en son sein. un constat que notre Fédération a fait depuis une série d’entretiens qu’elle a eu le 22 novembre 2008 avec le Président National et en décembre de la même année avec les autres Hauts cadres du Parti de Kinshasa.

Il s’agit de :

M. Mutanda Ngoyi Muana • M. François Xavier Beltchika Kalubie • M. Raymond Mukoka • M. Valentin Mubake

Le 27 février 2010, l’Auguste Assemblée fédérale Canada-Est a donné le feu vert au Comité fédéral d’entreprendre des démarches pouvant aboutir à réunir tout le monde autour du PN afin de sauver l’Unité du parti. Ainsi, avec la Fédération soeur de l’Ouest nous avions créé une Cellule de crise, composée de dix membres et qui avait pour mission de produire un Memo et un Plan de sortie de crise à l’attention du PN, vu que ce dernier a lui-même reconnu à la base, un rôle de rappeler à l’ordre les autorités du Parti en cas de dérapage.

Le 21 mai 2010 : Tenue de la 1ère Assemblée Inter-fédérale du Canada qui a reçu le travail de cette cellule, l’a analysé, amendé et destiné au Président National.

Ensuite, nous avons eu mission d’aller présenter ces résolutions à ce dernier se trouvant présentement à Bruxelles.

II.- LA MISSION

Le 31 mai 2010 :

Nous avons quitté le Canada pour la Belgique en passant par Paris en France. Après un court séjour d’une semaine, nous avons pris le train pour Bruxelles.

Le samedi 12 juin :

Nous avons assisté à l’Assemblée Fédérale de BELUX et avons eu l’occasion d’y rencontrer le PN. le temps d’une séance de photos et de solliciter une audience auprès du Président National, qui nous a recommandé M. Bona Kalonga (son neveu), pour prendre un rendez-vous, chose qui fût fait le jour même, vu que l’intéressé était sur place. Nous nous sommes échangés nos numéros de téléphones.

Le lundi 14 juin :

Nous avons fait notre 1er appel téléphonique à M.Bona ; Réponse de ce dernier : Je vous rappelle. Après une longue attente, nous avons fait un 2e appel ; Réponse : Je vous rappelle ce soir ou demain. (Il est 19h32’).

Le mardi 15 juin à 11h47’ :

Appel de M. Bona : Le PN a dit : Si votre visite est en rapport avec les exclus du parti, ça ne vaut pas la peine.

Notre réaction : J’ai un document de la part du Canada pour lui.

Question de M.Bona : Document ? Où est-ce que vous habitez ? Je passe à 17heures.

Notre réponse : OK ! À 17heures, je suis au 581, Boondael...

À 18h17’ : Notre appel à Bona ;

Réponse : Salut M. Ndala, je suis à Matonge avec quelqu’un, j’arrive dans 30 ou 40 minutes, vous êtes où ?

Notre réponse : Ok ! Je suis au 581 Boondael...plus la précision de l’endroit.

À 19h50’ : Appel de M. Bona pour une deuxième précision d’adresse.

À 20h31’ : Arrivée de M.Bona accompagné de deux messieurs.

Notre réaction : Est-ce que vous avez une montre M.Bona ? Je prends acte de ce geste.

Nous avons invité nos trois messieurs dans un bistrot du quartier ‘’ TAVERNE LE VISE’’ où nous avons eu l’entretien avec M. Bona et lui avons remis deux copies du document et lui avons montré notre ordre de mission et il a accusé réception du document et de l’ordre de mission. Il m’a promis de voir le PN, de lui remettre le document et de prendre un probable rendez-vous. Nous avons insisté, pour dire au PN de nous recevoir ne fusse que pour deux minutes. Réponse de trois : Le PN vous recevra plus de deux minutes...Sur c’est nous nous sommes dits au revoir.

Le 16 juin à 19h20’ :

Notre appel : Bona, vous m’avez abandonné ?

M. Bona : Non, j’ai pris les enfants, directement je suis allé à Woluwe chez le Vieux. J’ai lu l’entièreté du document, je n’ai pas encore vu le vieux, je vais t’appeler aujourd’hui, même tard ou demain.

Nous : Appelle-moi à n’importe quelle heure.

M. Bona : Ok ! D’ici 21 heures

Nous : D’accord.

Le 17 juin :

Appel de M.Bona :

M. Ndala, j’ai parlé de vous au PN, je lui ai donné vos préoccupations pour le voir, je n’ai pas eu de réponse.

Notre question : Est-ce que vous lui avait remis le document ?

La réponse de M. Bona : Non, je lui ai fait le résumé.

Notre question : Vous ne lui avez même pas montré le document ?

Réponse de M. Bona : Non, ce n’est pas comme ça.

Nous : c.-à-d. ?

Pas de réponse et fin de la conversation !!!

Le 18 juin : Rendez-vous avec le Dr Mpwila à Louvain.

Accompagné du combattant Papa Mbuyi Rigobert, car c’est lui qui a pris ce R.D.V. pour nous, nous avons pris un train (Aller-retour) pour aller rester à la gare de Louvain de 11heures à 12h30’ attendant le Docteur, pour afin avoir sa réponse téléphonique disant : Je suis en réunion, je ne sais pas quand ça va se terminer.

Nous sommes rentrés bredouilles.

Le même jour, nous avons pris notre train pour Anvers, où nous sommes allé participer au Colloque des Cadres du parti, initié par le Canada, dans la logique de faire soutenir notre démarche par les autres Fédérations de l’extérieur, tel que l’Interfédérale l’avait souhaité lors de sa 1ère tenue à Ottawa.

Le dimanche 20 juin à 17h05’ :

Suite à notre appel à Bona, sollicitant toujours une audience auprès du PN.

Voici ce que M. Bona nous dira :

Le PN a demandé de savoir l’objet de votre mission. Ma réponse était que : Il veut venir parler de réconciliation…,

Tout celui qui vient dans le but de la réconciliation ne sera pas reçu par le PN.

Maintenant, les gens se réunissent à Anvers c’est leur droit, mais, c’est pour rien, ils perdent leur temps.

M. Bona d’enchérir : Les gens téléphonent du Canada en disant que vous faites l’avocat des autres. Ceux qui sont exclus du Parti.

À moi de réagir : Est-ce que vous confirmez le fait que le PN est isolé et il ne peut recevoir personne ?

La réponse de M. Bona : Le PN reçoit seulement ceux qui viennent poser le problème du parti.

Nous : Avez-vous des preuves que ce que vous me dites ici vientt du PN ?

M. Bona : Il n’y a pas ; Mais, pourquoi vous adressez-vous à moi ?

Votre voyage, vous n’avez contacté personne, ni votre collègue de Benelux, vous n’avez pas pris un rendez-vous avec le PN. Une fédération du Canada s’est réunie le 12 pour appuyer la décision 099, réjettant ainsi votre document. Les abrutis qui se réunissent à Anvers perdent leur temps. C’est comme le groupe de Muntuntu, qui n’a rien fait pour le parti, c’est le même Muntuntu qui a organisé cette rencontre d’Anvers. Si moi je rencontre un genre de Muntuntu ou Awazi, je vais les attaqués.

Nous : La rencontre d’Anvers a été initiée par le Canada. J’en prends bonne note, à mon retour chez moi, je vais faire le rapport à qui de droit.

M. Bona : Vous rentrez quand ?

Nous : À la fin du mois et j’aimerai vous dire au revoir avant mon retour.

M. Bona : Ok ! Mukulumpa.

Bruxelles le 28 juin :

Nous : Bona, boni ? Papa Eva.

M. Bona : je vous rappelle dans 15 ou 20 minutes.

Bona : Tu pars déjà ?

Nous : Oui Oui, je vais partir, il nous reste encore la journée de demain, est-ce vraiment impossible de voir le Chef ?

Bona : Non Non ce n’est pas possible, en fait il m’a dit, si je retourne encore, s’il constate que vous n’êtes pas d’accord avec la marche actuelle du parti, ils ne peuvent que prendre leur responsabilité, donc c’est à vous de voir tout ça...

Nous : Est-ce vous lui avez quand même remis le document ?

Bona : Non non, pourquoi remettre ? Si on se voit demain, je peux vous le remettre... Parceque vous soutenez les exclus, vous aviez fait une réunion au Canada les deux fédérations, chercher la réconciliation, il n’est pas là pour remédier à la situation, il n’est pas là pour ça, les exclus sont exclus, ceux qui sont avec les exclus ils n’ont qu’à les suivre, c’est tout. Il sait bien qu’au Canada ce sont des gens qui se rebellent, c’est une tendance, donc ils n’ont qu’aller voir ailleurs ou créer leur parti. Il l’a répété ça aux gens des Etats-Unis qui ont tenu leur session.

Nous : Vous m’aviez dit qu’il y a des gens du Canada et des États-Unis qui vous ont téléphoné, pour qu’il ne puisse pas me recevoir ?

Bona : Non non, les gens n’ont pas appelé, personne n’a appelé, les États-Unis ont appélé ils avaient leur assemblée là-bas, c’est le samedi passé, mais je n’ai pas eu des messages. Vous, vous parlez de la réconciliation, il n’y a pas de réconciliation, il y a des gens qui commettent des désordres dans le parti, des gens qui sont voyous, c’est surtout ce genre de désobéissance après avoir passé pendant toute une année pour les ramener à l’ordre, ces gens là ne peuvent pas être accepter, ils ont fabriqué des faux documents, ils ont mis la confusion, ils n’ont qu’aller fonder leur parti.

Nous : Est-ce que vous confirmez maintenant que le PN est vraiment isolé, il ne peut pas recevoir des gens ?

Bona : Qui vous a dit qu’il est isolé ?

Nous : Moi, je suis là, je viens quand même de la base, il ne peut pas me recevoir, après m’avoir recommandé chez vous pour prendre un rendez-vous ?

Bona : Non non, c’est vous qui dites qu’il est isolé, anti-daté, ici en Belgique les gens étaient avec lui hier, il a reçu la presse, il reçoit tout le monde, ceux qui viennent sans des idées de cache cache.

Nous : Comment des idées de cache-cache ? ; Un travail que vous aviez lu et qui vient de la base, de deux fédérations.

Bona : La base ? ; Vous n’êtes pas solidaires là-bas, ce que vous ne voulez pas dire la vérité, vous êtes solidaires avec les rebelles.

Nous : Qu’est-ce que vous me conseillez d’aller dire à ceux qui nous ont envoyé ?

Bona : Dites leur la vérité, le PN a refusé de vous recevoir et tous ceux qui suivent les exclus vont subir le même sort.

Nous : Bona ! Quelle fonction exercez-vous auprès du PN ?

Bona : Je suis un combattant simple, je ne travaille pas pour des titres. Les gens travaillent pour des titres...

Nous : Mais Bona, à l’UDPS nous faisons tous du bénévolat, qui est payé à cause de son titre ? Faites-vous le protocole du PN ? Quelle a été la décision de votre nomination ?

Bona : Je suis un combattant, je n’ai pas besoin de titre.

Nous : Mais, nous nous venons de la base, nous ne pouvons pas rencontrer le PN malgré le caractère de notre visite, c.à.d en mission officielle.

Bona : La base est au Congo.

Nous : Ok ! Merci beaucoup.

III.- CONCLUSION

Comme vous pouvez le constater et que certains le savent déjà, avec tous nos efforts, et notre bonne volonté de présenter de vive voix les préoccupations de notre base qui consistent à retrouver l’Unité du parti afin d’affronter tête haute les futures échéances électorales au Pays, nous n’avons pas été reçu par le Président National. Nous avons été attaqué par ceux-là même qui nous ont envoyé en nous taxant de traitre et avocat des victimes de la décision 099. Imaginez-vous, le samedi 12 juin, pendant que nous étions en réunion à l’Assemblée fédérale de Belux, la fédération de Canada-Ouest avait tenu une Assemblée extraordinaire pour appuyer la décision 099, tout en rejetant le Memo et le Plan d’actions dont nous étions mandaté pour aller défendre auprès du PN.

Nous avons quelques propositions à faire à cette auguste Assemblée pour faire changer les donnes :

Primo : Le collège des fondateurs doivent veiller, car ils seront bientôt sollicités pour être divisés et déstabilisés. Ils doivent avoir une position claire suite à tous ces événements en se battant pour l’idéal commun : L’UNITÉ DU PARTI POUR LA CONQUÊTE ET LA CONCERVATION DU POUVOIR EN RDC.

Secundo : La base doit se manifester à tout le niveau, de la cellule à la fédération pour faire une forte pression contre tous ceux qui militent pour la division qui entrainera sans faute la chute de l’UDPS à jamais.

Tertio : L'Assemblée Fédérale doit lever une option, celle d’initier une PÉTITION dans la logique du MEMO et du Plan de sortie crise, en forçant le PN à prendre une mesure en faveur de tous les membres du parti exclus, avant le prochain congrès, celui de la réconciliation et du début de la préparation du parti aux prochaines élections.

Enfin, le parti doit veiller aux pièges que lui seront tendus par le pouvoir en place, pour l’empêcher de présenter son candidat à l’élection présidentielle sous prétexte de produire un certificat médical signé par un médecin congolais et au Congo, et d’exiger aux partis politiques de présenter leurs états financiers. Le parti doit aussi veiller à des alliances contre nature, pour ne plus être utilisé comme escalier ou tremplin par les opportunistes de tout bord.

Parti pour l’Europe le 31 mai nous sommes rentrés au Canada le 30 juin 2010.

Fait à Ottawa, le 03 juillet 2010.-

Joseph Eva Ndala Mukendi

Président fédéral Canada/Est

Photo-Archives de Eva Ndala Mukendi lors du Colloque d'Anvers

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